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Le Front de libération de l’Azawad (FLA) a remis en liberté, le 20 août 2026, deux anciens combattants du groupe Wagner capturés lors de la bataille de Tinzaouaten en juillet 2024. Obtenue par la négociation et une médiation régionale associant la Libye et le Togo, cette libération illustre l’enlisement de l’engagement russe au Sahel.
Une libération par la négociation, pas par les armes
Les deux ressortissants russes étaient détenus depuis le 27 juillet 2024, après la déroute de l’armée malienne et de ses alliés à Tinzaouaten. Africa Corps, la structure qui a succédé à Wagner au Mali, a confirmé leur libération le 21 août.
Faute d’avoir pu récupérer ses hommes par la force en plus de deux ans, Moscou a dû recourir au dialogue. La médiation a mobilisé Saddam Haftar, fils du maréchal libyen, ainsi qu’une facilitation togolaise entre Bamako et les rebelles. Les deux libérés ont transité par Benghazi (Libye).
Un partenaire qui parle à l’« ennemi terroriste »
Le FLA est qualifié de « terroriste » par le Mali, le Niger et la Russie, et opère aux côtés du JNIM, affilié à Al-Qaïda. Pour récupérer ses combattants, Africa Corps a donc négocié avec un groupe qu’il affronte officiellement.
Le précédent existe. Fin avril 2026, lors de l’offensive FLA-JNIM sur Kidal, les forces russes retranchées avaient négocié leur départ sous escorte des rebelles. Environ 400 hommes ont été évacués vers Tessalit. Les soldats maliens restés sur place, eux, ont été capturés : le FLA affirme en détenir plus de 200.
Deux Russes libres, des Maliens toujours captifs
La priorité accordée aux ressortissants russes interroge. Le 13 août, 82 militaires maliens détenus depuis Kidal avaient retrouvé la liberté, grâce notamment à l’entremise du Togo. Mais d’autres, plus d’une centaine selon le FLA, resteraient captifs.
Sur les conditions exactes de l’échange, les versions divergent : des comptes non vérifiés évoquent une contrepartie financière, tandis qu’Africa Corps assure qu’aucune rançon n’a été versée.
Venue combattre le terrorisme au Sahel, la Russie en est réduite à négocier avec lui. Que reste-t-il, dès lors, du récit de la victoire ?
F. Kouadio
Cap’Ivoire Info / @CapIvoire_Info








