Tramadol: les saisies se multiplient du Sahel à Abidjan

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Dernère mise à jour -

Du Niger à la Côte d’Ivoire, en passant par le Mali, le Burkina Faso et le Sénégal, les forces de sécurité ont réalisé plusieurs importantes saisies de tramadol en 2026. Détourné de son usage médical, cet antidouleur opioïde alimente un trafic qui préoccupe les autorités ouest-africaines.

Niger et Mali : des milliers de comprimés interceptés
Fin juin, à Niamey, l’Office central de répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS) a démantelé un réseau et saisi plus de 145 000 comprimés de tramadol et de Rohypnol. Six suspects ont été interpellés.
Au Mali, les douanes ont intercepté un car transportant 80 000 comprimés de tramadol dosés à 250 mg, à Sénou, près de Bamako. Au Burkina Faso, la police a saisi 5 000 plaquettes à Oubri, en août, pour une valeur estimée à 8,5 millions de FCFA.

Sénégal et Côte d’Ivoire également touchés
En septembre, à Kolia, dans la région sénégalaise de Kédougou, deux hommes en provenance du Mali ont été arrêtés avec 3 900 comprimés dissimulés dans le réservoir de leur moto.
À Abidjan, en janvier, la Brigade du District a saisi 10 000 comprimés de « Tramadol pomme » à Port-Bouët. Le vendeur présumé a pris la fuite.

Tramadol : des risques sanitaires préoccupants
Prescrit contre certaines douleurs, le tramadol peut provoquer une dépendance, des convulsions et des intoxications graves lorsqu’il est détourné de son usage médical.
Les comprimés fortement dosés vendus dans les circuits clandestins échappent aux contrôles pharmaceutiques.

Côte d’Ivoire : renforcer la lutte antidrogue
Le Comité interministériel de lutte anti-drogue (CILAD) travaille avec l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) au renforcement de la réponse nationale face aux drogues de synthèse.
Les saisies se succèdent, mais la lutte contre le trafic exige également des actions de prévention et une meilleure prise en charge des personnes dépendantes.

F. Kouadio
Cap’Ivoire Info / @CapIvoire_Info