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La Côte d’Ivoire figure au premier rang des pays concernés par les grands projets d’infrastructures appelés à remodeler l’Afrique. Parmi les 20 chantiers recensés par Jeune Afrique en juillet 2026, l’autoroute Abidjan-Lagos et le câble sous-marin Medusa renforcent directement le rôle d’Abidjan comme plateforme régionale de transport, de commerce et de données.
L’autoroute Abidjan-Lagos entre dans une nouvelle phase
Le projet le plus stratégique pour l’économie ivoirienne reste l’autoroute côtière Abidjan-Lagos. Longue de 1 028 kilomètres, elle doit relier la Côte d’Ivoire au Nigeria en traversant le Ghana, le Togo et le Bénin. La Banque africaine de développement présente ce corridor comme un futur pôle économique et industriel ouest-africain.
En juin 2026, l’Autorité de gestion du corridor a installé ses nouvelles instances, tandis que les partenaires poursuivent la mobilisation des financements. Le chantier, évalué à plusieurs milliards de dollars, doit faciliter la circulation des marchandises, réduire les délais aux frontières et connecter les principaux ports du golfe de Guinée.
Pour la Côte d’Ivoire, l’enjeu dépasse la route. Le corridor pourrait élargir les débouchés des entreprises ivoiriennes vers un marché régional de plusieurs centaines de millions de consommateurs. Son efficacité dépendra toutefois de l’harmonisation douanière et de la suppression des obstacles administratifs.
Abidjan, futur carrefour numérique régional
Le câble Medusa Africa constitue l’autre chantier majeur. Son extension projetée vers la façade atlantique doit desservir plusieurs pays, avec un point d’atterrissement envisagé à Abidjan. Le système prévoit jusqu’à 24 paires de fibres et vise à renforcer les connexions entre l’Europe et l’Afrique.
Ces infrastructures peuvent consolider la position ivoirienne, mais leur impact réel reposera sur des tarifs accessibles, une maintenance durable et des retombées concrètes pour les entreprises et les populations.
F. Kouadio
Cap’Ivoire Info / @CapIvoire_Info






