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Gagnoa — Les organisations de la société civile (OSC) membres du CRASC-SUD dans la région du Gôh veulent désormais mieux tirer parti du numérique pour faire connaître leurs actions. Elles ont participé, ce jeudi 27 août 2026 à Gagnoa, à une session de renforcement de capacités initiée par le Projet d’appui à la société civile en Côte d’Ivoire (PASCI), pour le compte du CERAP.
La rencontre s’est déroulée dans la grande salle de la Commission nationale des droits de l’Homme (CNDH) de Gagnoa. Autour des participants, plusieurs acteurs de l’accompagnement de la société civile ont pris part aux échanges.
Parmi eux figuraient Paul Gbanfrein, Coordonnateur du PASCI pour le compte du CERAP, Ahouri Innocent, Webmaster du CERAP, Ayemou Romiadé, Consultant en communication et médias, ainsi que Diarrassouba, délégué du CRASC-SUD dans la région du Gôh.
Les responsables de l’ONG UFDCEM, point focal de Grand-Ouragahio, étaient également présents aux côtés des autres organisations de la société civile.
Le numérique comme nouvel outil de visibilité
Pendant plusieurs heures, les participants ont été sensibilisés à l’utilisation de la plateforme digitale des OSC membres du CRASC-SUD.
L’objectif est simple : permettre aux organisations de mieux communiquer, de partager leurs expériences, de présenter leurs réalisations et surtout de gagner en visibilité auprès des populations et des partenaires.
La formation ne s’est toutefois pas limitée au numérique. Les échanges ont également porté sur l’accompagnement technique et financier des OSC, les campagnes de sensibilisation ainsi que les stratégies de plaidoyer.
Pour Paul Gbanfrein, le renforcement des capacités doit permettre aux organisations de société civile de disposer d’outils adaptés à leurs missions.
« À travers cette activité, nous voulons donner aux organisations de la société civile les moyens de mieux utiliser les outils numériques, de renforcer leur visibilité et de développer leurs capacités en matière de campagnes et de plaidoyer. Notre objectif est de les accompagner afin qu’elles puissent jouer pleinement leur rôle au sein des communautés », a-t-il souligné.
Le CRASC-SUD invite les OSC à s’approprier la plateforme
Pour Diarrassouba, délégué du CRASC-SUD dans le Gôh, cette session représente une occasion pour les organisations de mieux structurer leur communication.
« Cette formation est une véritable opportunité pour les OSC du Gôh. Nous devons nous approprier la plateforme digitale afin de mieux communiquer, partager nos expériences et rendre nos actions plus visibles auprès des communautés et de nos partenaires », a-t-il déclaré.
L’enjeu, selon les participants, est désormais de passer de la formation à la pratique. La plateforme doit devenir un espace permettant aux différentes organisations de faire connaître leurs initiatives et de favoriser le partage d’expériences.
L’ONG UFDCEM salue une initiative utile
Présent à la rencontre, le PCA de l’ONG UFDCEM, Prophète Nazireat Djadji Dadi Olivier, a salué l’initiative du PASCI.
« Une organisation de la société civile ne peut être véritablement efficace si elle ne renforce pas régulièrement les capacités de ses responsables. Aujourd’hui, le numérique est devenu un outil incontournable pour communiquer, sensibiliser, mobiliser les communautés et mener efficacement nos actions de plaidoyer », a-t-il indiqué.
Pour l’ONG UFDCEM, cette formation intervient dans un contexte où les organisations doivent davantage maîtriser les outils numériques afin de mieux rendre compte de leurs activités et de renforcer leur proximité avec les communautés.
Des connaissances à mettre en pratique
Au terme de la session, les participants ont été invités à mettre en pratique les connaissances acquises. L’appropriation de la plateforme digitale figure désormais parmi les priorités afin d’en faire un véritable outil de travail pour les OSC.
À travers cette activité, le PASCI entend contribuer à l’émergence d’une société civile mieux organisée, mieux formée et davantage outillée pour répondre aux préoccupations des populations.
La session de Gagnoa aura finalement permis aux OSC membres du CRASC-SUD dans le Gôh de travailler autour de quatre axes majeurs : le numérique, l’accompagnement technique et financier, les campagnes et le plaidoyer.
Une journée de formation, donc. Mais surtout un rappel : pour les organisations de la société civile, la visibilité n’est plus seulement une question de terrain. Elle passe aussi, désormais, par l’écran.
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