Nagadougou: Le conseil régional réagit, après avoir constaté la détresse de l’EPP Bad

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Nagadougou: Le conseil régional réagit, après avoir constaté la détresse de l'EPP Bad

Dernère mise à jour -

Régions

Nagadoukou — Ce reportage est la suite d’un premier reportage publié par ivorian, le mercredi 15 juillet 2026, consacré à la situation préoccupante de l’École primaire publique BAD de Nagadoukou. Notre équipe avait alors mis en lumière les difficultés de l’établissement et lancé un appel en faveur de sa réhabilitation.

À 27 kilomètres de Gagnoa, dans la sous-préfecture de Yopohué, l’EPP BAD vient pourtant d’enregistrer 100 % de réussite au CEPE, session 2026. Tous les candidats présentés ont été admis.

Une réussite remarquable.

Mais derrière les résultats, les murs racontent une autre histoire.

Construite en 1995 et ouverte en 1996, l’école poursuit depuis près de trente ans sa mission. Les enseignants enseignent. Les élèves apprennent. Les résultats sont là. Mais les infrastructures, elles, montrent des signes de fatigue et nécessitent une intervention urgente.

Le Conseil régional du Gôh réagit

Après le constat dressé dans le reportage le mercredi 15 juillet 2026, une première réponse est arrivée.

Le vendredi 31 juillet 2026, le Conseil régional du Gôh a offert des tables-bancs à l’EPP BAD de Nagadoukou.

Une dotation qui vient répondre à l’un des besoins de l’établissement.

Ce mercredi 26 août 2026, notre équipe de reportage a joint par téléphone le directeur de l’EPP BAD. Celui-ci confirme la réception des tables-bancs.

« Nous confirmons avoir reçu les tables-bancs offerts par le Conseil régional du Gôh. Cette dotation vient soulager notre établissement et améliorer les conditions d’apprentissage de nos élèves. Nous remercions le Conseil régional pour ce geste. Mais l’école a encore d’importants besoins, notamment en matière d’infrastructures et de sanitaires », a déclaré le directeur.

Les tables-bancs sont donc arrivés.

Mais le chantier de l’EPP BAD ne s’arrête pas là.

Une école toujours en détresse

Il faut regarder les toits. Les murs. Les portes. Les plafonds.

L’établissement a besoin d’une réhabilitation globale pour offrir aux élèves et aux enseignants un cadre de travail à la hauteur des résultats obtenus.

Autre urgence : les sanitaires.

L’absence de toilettes adaptées constitue une préoccupation pour l’hygiène, la santé et la dignité des élèves, notamment des jeunes filles.

À Nagadoukou, le problème est donc simple à résumer : les enfants réussissent, mais leur école peine à suivre.

Le chef du village remercie le Conseil régional

Le chef du village de Nagadoukou, Kiffy Mineso Zahui Bernardin, salue le geste du Conseil régional du Gôh. Pour lui, cette dotation constitue une réponse concrète aux difficultés rencontrées par l’EPP BAD.

« Nous remercions sincèrement le Conseil régional du Gôh pour ce geste en faveur de nos enfants. Le don de tables-bancs vient soulager notre école et améliorer les conditions d’apprentissage. Nous apprécions cette réaction qui fait suite aux difficultés portées à la connaissance du public. Cependant, les besoins restent importants. Nous lançons donc un appel aux partenaires de l’éducation et à toutes les personnes de bonne volonté afin qu’elles nous accompagnent dans la réhabilitation totale de l’EPP BAD de Nagadoukou », a déclaré Kiffy Mineso Zahui Bernardin, chef du village de Nagadoukou.

Pour le chef du village, les tables-bancs constituent une première réponse. Mais le véritable objectif reste la réhabilitation complète de l’établissement.

La MUDNA appelle à la mobilisation

Du côté de la Mutuelle de développement de Nagadoukou (MUDNA), le message est également celui de la reconnaissance, mais surtout de la mobilisation.

Son président, Dioboet Lucien, remercie le Conseil régional du Gôh et appelle les filles et fils de Nagadoukou, notamment ceux de la diaspora, à unir leurs efforts.

« Nous remercions vivement le Conseil régional du Gôh pour le don de tables-bancs qui vient apporter un soulagement à notre école. Mais nous devons aller plus loin. Nous lançons un appel à toutes les filles et à tous les fils de Nagadoukou, à la diaspora ainsi qu’à tous les cadres du village : mobilisons-nous pour sauver totalement notre école primaire publique BAD. C’est notre école, celle de nos enfants et des générations futures. Nous devons unir nos forces pour sa réhabilitation », a lancé le président de la MUDNA.

100 % au CEPE, mais une école qui attend encore

Voilà tout le paradoxe de Nagadoukou.

Les enfants réussissent. L’école souffre.

L’EPP BAD affiche 100 % au CEPE, mais ses toitures, ses murs, ses portes et ses plafonds réclament encore une réhabilitation. Les tables-bancs sont désormais disponibles, mais les besoins en infrastructures et en sanitaires demeurent.

Le reportage du 15 juillet 2026 avait posé le problème.

Le Conseil régional du Gôh a réagi par une dotation en tables-bancs.

Le village remercie.

La MUDNA mobilise.

Mais la communauté éducative attend toujours une réponse plus large.

Construite en 1995 et ouverte en 1996, l’EPP BAD a formé plusieurs générations d’enfants de Nagadoukou. Aujourd’hui, c’est l’école elle-même qui appelle au secours.

À Nagadoukou, le 100 % au CEPE prouve que les enfants peuvent réussir. Il reste maintenant à donner à leur école les moyens de réussir, elle aussi, son avenir.

JT225

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