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Avec des actifs estimés à 293 milliards de FCFA et un groupe présent dans une quinzaine de pays, Yérim Sow fait partie des entrepreneurs les plus influents du continent. Immobilier, hôtellerie, banque, industrie et télécommunications : le fondateur de Teyliom a progressivement construit un groupe diversifié en choisissant très tôt de tracer sa propre voie.
Un héritier qui choisit son propre chemin
Né à Dakar en 1967, Yérim Sow** grandit dans un environnement déjà marqué par l’entrepreneuriat. Il est le fils d’Aliou Sadio Sow, fondateur de la Compagnie sahélienne d’entreprises (CSE), un important groupe de bâtiment et travaux publics. Mais plutôt que de simplement rejoindre et poursuivre l’activité paternelle, Yérim Sow décide de construire son propre parcours. Il s’intéresse d’abord à l’informatique, avant de saisir les opportunités offertes par les nouvelles technologies de communication. Il investit notamment dans les pagers puis dans les télécommunications, à une époque où le secteur connaît une profonde transformation en Afrique. Cette capacité à identifier de nouveaux marchés deviendra l’une des caractéristiques de son parcours entrepreneurial.
Teyliom, naissance d’un groupe panafricain
En 2001, Yérim Sow structure ses activités autour d’une holding baptisée Teylium.
En 2013, celle-ci devient Teyliom.
Au fil des investissements et des créations d’entreprises, le groupe prend une nouvelle dimension. Il revendique aujourd’hui une cinquantaine de sociétés implantées dans 16 pays d’Afrique, d’Europe et du Moyen-Orient.
Cette expansion s’accompagne d’une importante diversification.
Teyliom développe désormais des activités dans plusieurs secteurs stratégiques : immobilier, hôtellerie, finance, industrie et télécommunications.
L’entrepreneur sénégalais a ainsi progressivement transformé des investissements initialement tournés vers les technologies en un véritable groupe multisectoriel.
L’immobilier et l’hôtellerie au cœur de la stratégie
L’immobilier constitue l’un des principaux piliers du développement de Teyliom. Mais Yérim Sow a également fait de l’hôtellerie un axe majeur de sa stratégie africaine.
À travers Mangalis Hotel Group, le groupe développe notamment les enseignes Noom, Seen et Yaas. L’ambition consiste à proposer des marques hôtelières adaptées à différents segments du marché africain, tout en construisant des établissements répondant aux standards internationaux. Cette stratégie traduit une conviction : les grandes villes africaines disposent d’un potentiel considérable dans l’hôtellerie d’affaires et le tourisme.
Bridge Bank, l’autre réussite ivoirienne de Yérim Sow
La Côte d’Ivoire occupe une place importante dans le parcours de l’entrepreneur. En 2006, Yérim Sow se lance dans le secteur bancaire en créant avec Pape Diouf Bridge Bank Group Côte d’Ivoire. L’établissement va progressivement s’installer dans le paysage financier ivoirien et régional. Pour l’exercice 2025, Bridge Bank Group Côte d’Ivoire aurait enregistré un résultat net de 27,2 milliards de FCFA. La banque prépare par ailleurs son introduction à la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM), une nouvelle étape qui pourrait renforcer sa visibilité et ses capacités de financement. Le parcours de Bridge Bank illustre la stratégie de diversification de Yérim Sow : entrer dans des secteurs nécessitant des investissements importants, construire des entreprises sur le long terme puis accompagner leur développement à l’échelle régionale.
Un patrimoine estimé à 293 milliards de FCFA
Les actifs associés à Yérim Sow sont aujourd’hui évalués à environ 293 milliards de FCFA, selon les estimations citées dans les classements de grandes fortunes.
Comme pour tout classement patrimonial, cette valorisation doit être distinguée de liquidités personnellement détenues : elle correspond principalement à la valeur estimée des participations et actifs économiques associés à l’entrepreneur. Au-delà du montant, c’est surtout la diversité des activités développées qui caractérise son parcours. En quelques décennies, Yérim Sow est passé des technologies et des télécommunications à un portefeuille couvrant la banque, l’immobilier, l’hôtellerie et l’industrie.
Construire plutôt qu’hériter
L’un des aspects les plus marquants de son histoire reste sa volonté de développer une trajectoire entrepreneuriale distincte de celle de son père. Il disposait certes d’un environnement familial favorable et d’une proximité avec le monde des affaires, mais il a choisi d’explorer d’autres secteurs et de construire progressivement son propre groupe. Cette trajectoire offre plusieurs enseignements aux entrepreneurs africains : identifier les secteurs émergents, diversifier les sources de revenus, réinvestir dans de nouvelles activités et penser au-delà des frontières nationales.
Yérim Sow, une vision panafricaine de l’entrepreneuriat
Le parcours de Yérim Sow illustre également l’émergence de groupes privés africains capables de se développer simultanément dans plusieurs pays et plusieurs secteurs.
De Dakar à Abidjan et au-delà du continent, Teyliom s’est construit autour d’une vision qui dépasse le marché national. Son histoire montre surtout qu’un entrepreneur africain peut partir d’un secteur technologique, saisir les transformations économiques de son époque puis utiliser cette expérience pour bâtir progressivement un groupe diversifié.
À travers Teyliom, Mangalis Hotel Group et Bridge Bank Group Côte d’Ivoire, Yérim Sow appartient aujourd’hui à cette génération de bâtisseurs qui ambitionnent de créer des entreprises africaines capables de grandir, de se diversifier et de traverser les frontières.
Ivorian S & E – Success Story






