Dernère mise à jour -
Ouragahio, à 17 kilomètres de Gagnoa, dans le Sud-Ouest de la Côte d’Ivoire.
Il est un peu plus de 15 heures, ce lundi 3 août 2026. Dans la grande salle de la sous-préfecture de Ouragahio, les conversations vont bon train. Les chaises se remplissent peu à peu. Les responsables d’associations féminines, les représentants d’organisations de la société civile et les acteurs communautaires prennent place. Les poignées de main se multiplient, les sourires traduisent une attente commune. Chacun répond à l’invitation du sous-préfet, Assi Apo Josiane épouse Tie Bi, venue établir son premier contact officiel avec les forces vives de la sous-préfecture.
Plus qu’une simple réunion administrative, cette rencontre se veut un acte fondateur. Celui d’un dialogue direct entre l’administration et les organisations de terrain, appelées à devenir des partenaires privilégiés du développement local.
Dès l’ouverture des travaux, le sous-préfet fixe le cap. Avec un ton à la fois ferme et rassembleur, elle rappelle que le progrès d’une localité ne peut être l’œuvre exclusive de l’administration. Il exige l’implication de tous : autorités administratives, associations, organisations de la société civile, leaders communautaires, femmes, jeunes et populations.
« Ma porte restera toujours ouverte à toutes les associations féminines et aux organisations de la société civile. Je suis venue à Ouragahio pour travailler avec vous, dans un esprit d’écoute, de dialogue et de respect mutuel. Ensemble, nous devons préserver la paix, renforcer la cohésion sociale et unir nos efforts pour le développement de notre sous-préfecture. Le développement est une œuvre collective qui exige l’engagement de chacun. »
Ce message est accueilli avec attention dans une salle où beaucoup espèrent une collaboration plus étroite entre l’administration et les acteurs communautaires.
Les échanges s’enchaînent ensuite dans une atmosphère conviviale. Tour à tour, les responsables associatifs présentent leurs structures, leurs domaines d’intervention et les actions déjà menées sur le terrain.
Les associations féminines évoquent les difficultés d’accès au financement, les besoins en formation, en accompagnement et en soutien aux activités génératrices de revenus. Les organisations de la société civile mettent en lumière les défis liés à la santé communautaire, à la protection des personnes vulnérables, à la promotion de la citoyenneté, à la cohésion sociale et au développement durable.
Au fil des interventions, un constat s’impose : malgré la diversité des missions poursuivies par les différentes organisations, toutes partagent la même ambition, celle de contribuer au développement harmonieux de Ouragahio.
À l’issue de la rencontre, notre équipe de reportage est allée recueillir les réactions de plusieurs responsables associatifs.
Pour l’Apôtre Yaon Pierre Nicaise, secrétaire à l’organisation et superviseur des projets de l’ONG UFDCEM, cette initiative marque une étape importante dans les relations entre l’administration et les organisations communautaires.
« Nous remercions Madame le Sous-préfet pour cette rencontre qui témoigne de sa volonté de travailler en étroite collaboration avec les associations et les organisations de la société civile. Le développement de Ouragahio ne peut être l’affaire de l’administration seule ; il doit reposer sur une synergie d’actions entre l’État, les organisations communautaires et les populations. L’ONG UFDCEM réaffirme sa disponibilité à accompagner toutes les initiatives en faveur de la cohésion sociale, de la santé communautaire, de la protection des droits des personnes vulnérables et du développement durable de notre sous-préfecture. »
Même satisfaction chez Douabou Bahonon Denise, présidente de la FAFSO, qui voit dans cette démarche un signal encourageant en faveur des organisations féminines.
« Nous saluons cette initiative de Madame le Sous-préfet qui a choisi de rencontrer les associations féminines dès sa prise de fonction. Cette démarche nous rassure, car elle montre sa volonté d’écouter les femmes, qui sont des actrices incontournables du développement local. Nous sommes prêtes à travailler aux côtés de l’administration pour promouvoir la paix, la cohésion sociale, l’autonomisation des femmes et le développement de notre sous-préfecture. »
Pour Yueto Florine, présidente de l’Association des Amazones de Ouragahio, cette rencontre ouvre de nouvelles perspectives de partenariat.
« Cette rencontre avec Madame le Sous-préfet est une excellente initiative. Elle nous donne l’occasion de présenter les réalités que vivent les femmes de Ouragahio et de proposer des solutions ensemble. Les Amazones de Ouragahio sont engagées pour la solidarité, la cohésion sociale et l’autonomisation des femmes. Nous sommes prêtes à travailler en partenariat avec l’administration afin que les projets de développement profitent à toutes les couches de la population. »
Au terme de cette première prise de contact, un message fort se dégage : la sous-préfecture de Ouragahio entend désormais inscrire son action dans une logique de proximité, de dialogue permanent et de concertation avec les forces vives locales.
Les défis demeurent nombreux, mais cette rencontre a permis de jeter les bases d’une coopération que beaucoup souhaitent durable. Dans une sous-préfecture où les attentes sont fortes, les associations espèrent que cette volonté de dialogue se traduira rapidement par des actions concrètes en faveur des femmes, des jeunes, de la santé communautaire, de l’inclusion sociale, de la paix et du développement local.
Ce lundi 3 août 2026, dans la salle de réunion de la sous-préfecture de Ouragahio, il ne s’est pas seulement tenu une réunion. Un nouveau chapitre des relations entre l’administration et les citoyens engagés s’est ouvert. Les prochains mois diront si cette volonté commune se transformera en projets, en réalisations et en progrès durables au bénéfice des populations.
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