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Gagnoa – Il y a des conférences de presse qui ne sont pas de simples rendez-vous avec les médias. Elles deviennent le miroir d’une attente collective, le lieu où une profession choisit de faire entendre sa voix. Ce mardi 4 août 2026, au siège social de la Coordination des Enseignants du Primaire Public de Côte d’Ivoire (CEPP-CI), à Gagnoa, c’est cette attente qui était au centre des échanges.
Dans une salle attentive, responsables syndicaux, enseignants et journalistes ont suivi avec intérêt l’intervention de Kouakou Bakary, secrétaire général national de la CEPP-CI. À la tribune, le ton est calme, mais le message est clair : les enseignants du primaire public veulent être situés sur l’évolution du dossier de leur prime.
Depuis plusieurs mois, cette question demeure au cœur des préoccupations des instituteurs ivoiriens. Les discussions engagées avec les autorités, les travaux annoncés et les analyses d’experts ont nourri beaucoup d’espoir dans les rangs des enseignants. Mais l’attente prolongée commence à susciter des interrogations.
Face à cette situation, la CEPP-CI a décidé de rappeler ses préoccupations et d’interpeller les autorités compétentes.
Un appel lancé au gouvernement
Prenant la parole devant les médias, le secrétaire général national de la CEPP-CI a adressé un message à Anne Désirée Ouloto, ministre d’État, ministre de la Fonction publique et de la Modernisation de l’administration.
« Les enseignants attendent des réponses concrètes. Nous demandons à Madame la ministre d’État Anne Désirée Ouloto de faire le point sur les travaux des experts afin que les enseignants soient situés sur l’évolution de ce dossier qui les concerne directement. »
À travers cette déclaration, la CEPP-CI entend rappeler que la question de la prime dépasse le simple cadre financier. Elle touche également à la reconnaissance du travail accompli quotidiennement par les enseignants dans les écoles publiques ivoiriennes.
Pour l’organisation syndicale, l’amélioration des conditions de vie et de travail des instituteurs demeure une priorité.
Une organisation qui revendique son ancrage national
Au cours de cette rencontre, Kouakou Bakary a également rappelé le parcours de la CEPP-CI. Créée le 27 février 2015, la Coordination des Enseignants du Primaire Public de Côte d’Ivoire s’est progressivement installée dans le paysage syndical ivoirien.
Aujourd’hui, elle revendique plus de 10 000 adhérents actifs répartis sur l’ensemble du territoire national.
Pour ses responsables, ce nombre traduit la confiance accordée par les enseignants à leur organisation et renforce sa légitimité dans le dialogue social.
« Notre force réside dans notre capacité à rester unis, organisés et responsables », a laissé entendre le secrétaire général national, invitant les militants à préserver la cohésion au sein de la coordination.
Le choix du dialogue maintenu
Malgré les préoccupations exprimées, la CEPP-CI affirme vouloir privilégier la voie du dialogue avec les autorités.
Pas de rupture annoncée, encore moins d’appel à la confrontation. La coordination veut d’abord obtenir des réponses précises sur les engagements pris et sur les perspectives offertes aux enseignants.
À ses militants, Kouakou Bakary adresse un message de patience et de discipline.
« J’appelle tous les membres de la CEPP-CI à rester à l’écoute. Le moment venu, le mot d’ordre sera communiqué par les instances nationales. Notre unité constitue notre principale force. »
Un siège social réhabilité, symbole d’une nouvelle étape
Cette conférence de presse avait également une autre dimension : la présentation officielle du siège social de la CEPP-CI, entièrement réhabilité.
Pour les responsables de la coordination, cette rénovation représente bien plus qu’une amélioration matérielle. Elle symbolise la volonté de construire une organisation syndicale moderne, capable d’être plus proche de ses adhérents et mieux structurée pour défendre les intérêts des enseignants.
« La réhabilitation de notre siège social n’est pas seulement un investissement dans des bâtiments. C’est le symbole de notre volonté de bâtir une organisation plus forte, plus proche de ses adhérents et mieux préparée à défendre les droits des enseignants du primaire public de Côte d’Ivoire. »
À travers cette réalisation, la CEPP-CI veut montrer qu’elle entend inscrire son action dans la durée.
Les regards tournés vers les prochaines étapes
Les échanges avec les journalistes ont permis d’aborder plusieurs sujets : l’état des discussions avec le gouvernement, les attentes des enseignants et les perspectives d’action de la coordination dans les prochains mois.
Au terme de cette rencontre, un constat se dégage : la CEPP-CI veut croire au dialogue, mais souhaite que celui-ci aboutisse rapidement à des réponses concrètes.
Avec plus de 10 000 adhérents actifs, une organisation consolidée depuis 2015 et désormais un siège social réhabilité, la Coordination des Enseignants du Primaire Public de Côte d’Ivoire entend poursuivre son combat dans un esprit de responsabilité, de solidarité et de discipline.
Au sortir de la conférence de presse, l’équipe de reportage de LE SCOLAIRE et INFODIRECTE.NET a recueilli les réactions de plusieurs participants. Tous saluent une démarche jugée responsable et espèrent que l’appel lancé à l’endroit des autorités trouvera une suite favorable.
Car derrière le dossier de la prime, c’est toute une profession qui attend de voir son engagement reconnu.
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