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Le projet d’orphelinat « ENFANTS N’CHIRA » au cœur
d’un partenariat entre la PN-OEV, le Centre social et l’ONG UFDCEM
OURAGAHIO, à 17 kilomètres de Gagnoa, dans le Sud-Ouest de la Côte d’Ivoire.
Il est des rencontres qui ne font pas beaucoup de bruit, mais qui portent en elles la promesse de lendemains meilleurs. Ce mercredi 5 août 2026, dans la grande salle de réunion du Centre social de Grand Ouragahio, les échanges étaient placés sous le signe de la solidarité et de la protection de l’enfance.
Pendant plusieurs heures, les regards se sont tournés vers une catégorie de la population souvent silencieuse : les orphelins et les enfants en situation de vulnérabilité. Autour de la table, les acteurs sociaux ont partagé une même ambition : unir leurs forces pour offrir à ces enfants un cadre de vie plus protecteur et de meilleures perspectives d’avenir.
Cette séance de travail a réuni une délégation de la Plateforme Nationale des Orphelins et Enfants Vulnérables (PN-OEV Côte d’Ivoire), conduite par Koffi, chef de délégation, et l’ONG UFDCEM représentée par son président du conseil d’administration (PCA), Prophète Nazireat Djadji Dadi Olivier, en présence de Affou Allé Didier Joël, directeur du Centre social de Grand Ouragahio.
Au-delà des échanges protocolaires, cette rencontre traduisait une volonté commune : renforcer la collaboration entre les structures engagées dans l’accompagnement des enfants vulnérables.
L’objectif principal de cette séance de travail était de consolider le partenariat entre la PN-OEV, le Centre social de Grand Ouragahio et l’ONG UFDCEM afin d’améliorer la prise en charge des orphelins et des enfants vulnérables.
Les participants ont abordé plusieurs problématiques liées à la protection de l’enfance, notamment l’accès aux services sociaux de base, l’accompagnement des familles d’accueil, la sensibilisation des communautés et la nécessité d’une meilleure coordination entre les différents acteurs.
Les échanges ont également permis de faire un constat partagé : les besoins restent importants sur le terrain et nécessitent une mobilisation collective.
Pour les différents intervenants, aucune organisation ne peut, à elle seule, répondre à l’ensemble des défis liés à la vulnérabilité des enfants. La complémentarité entre les services de l’État, les structures sociales et les organisations de la société civile apparaît donc comme une condition essentielle pour obtenir des résultats durables.
Prenant la parole, Koffi, chef de délégation de la PN-OEV Côte d’Ivoire, a insisté sur l’importance d’une action concertée en faveur des enfants privés de soutien familial.
« La protection des orphelins et des enfants vulnérables est une responsabilité collective. Aucun acteur ne peut agir seul. C’est en unissant les compétences de l’État, des centres sociaux et des organisations de la société civile que nous offrirons un avenir meilleur à ces enfants qui ont besoin de notre soutien. »
Cette intervention a donné le ton de la rencontre, plaçant la coopération et la solidarité au centre des priorités.
À son tour, le président du conseil d’administration de l’ONG UFDCEM, Prophète Nazireat Djadji Dadi Olivier, a présenté la vision de son organisation pour une prise en charge durable des enfants vulnérables.
Il a rappelé que l’ONG UFDCEM entend dépasser les actions ponctuelles pour construire des solutions permanentes au bénéfice des enfants en difficulté.
« Depuis sa création, l’ONG UFDCEM place l’être humain au cœur de son action. Cette rencontre avec la PN-OEV constitue une opportunité de renforcer nos interventions sur le terrain afin d’apporter des réponses concrètes aux besoins des orphelins et des enfants vulnérables. Notre engagement demeure total pour construire une solidarité durable au sein de nos communautés. »
Poursuivant son intervention, le PCA de l’ONG UFDCEM a annoncé que son organisation dispose déjà d’un terrain de 688 m² destiné à accueillir le futur centre d’orphelinat « ENFANTS N’CHIRA ».
« Ce centre permettra d’assurer une meilleure prise en charge, un meilleur accompagnement et une meilleure protection des enfants orphelins et des enfants les plus vulnérables de notre localité. Aujourd’hui, notre principal défi reste la mobilisation des ressources financières nécessaires à la réalisation de ce projet. Nous lançons un appel aux partenaires techniques et financiers, aux entreprises, aux institutions publiques, aux organisations internationales ainsi qu’à toutes les personnes de bonne volonté afin qu’ils nous accompagnent dans la concrétisation de cette œuvre sociale. Investir dans un enfant, c’est investir dans l’avenir de toute une nation. »
Ce projet apparaît désormais comme l’une des grandes ambitions sociales de l’ONG UFDCEM dans le département de Gagnoa. À travers « ENFANTS N’CHIRA », l’organisation souhaite créer un espace capable d’offrir protection, accompagnement éducatif et soutien social aux enfants qui en ont le plus besoin.
Intervenant à son tour, Affou Allé Didier Joël, directeur du Centre social de Grand Ouragahio, a salué cette initiative qui s’inscrit dans la mission de protection sociale de sa structure.
« Le Centre social de Grand Ouragahio a pour mission d’accompagner les populations les plus vulnérables. Cette séance de travail avec la PN-OEV et l’ONG UFDCEM marque une étape importante dans le renforcement de notre partenariat. Ensemble, nous pouvons mieux identifier les besoins des orphelins et des enfants vulnérables afin de leur apporter des réponses concrètes et durables. »
Pour lui, la collaboration entre les services sociaux de l’État et les organisations de la société civile constitue un levier essentiel pour garantir aux enfants un environnement favorable à leur épanouissement.
Au terme des échanges, les différentes parties ont réaffirmé leur volonté de maintenir un cadre permanent de concertation. Elles ont convenu de renforcer leurs actions communes autour de la sensibilisation, de l’accompagnement social et de la mobilisation des partenaires en faveur des enfants vulnérables.
En quittant la salle du Centre social de Grand Ouragahio, les participants avaient conscience de l’ampleur des défis à relever. Mais une conviction commune demeurait : la solidarité et la coopération peuvent transformer des destins.
Car derrière chaque projet, chaque partenariat et chaque engagement, il y a des enfants, des histoires et des rêves qui attendent simplement une opportunité pour prendre vie.
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