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Le 23 juillet à Bamako, le Général Oumar Diarra a annoncé la deuxième édition du Salon international de la Défense et de la Sécurité (BAMEX), prévue du 9 au 13 novembre 2026. L’annonce intervient cinq jours après l’embuscade de Tabrichat, où une cinquantaine de soldats maliens ont été tués et dix-huit autres exécutés après leur reddition.
Un salon pour afficher la maîtrise sécuritaire
Le Général de division Oumar Diarra a lancé les préparatifs de BAMEX 2026 aux côtés du ministre de la Sécurité, Général Daoud Aly Mohammedine, et du chef de la diplomatie, Abdoulaye Diop. Quinze pays sont attendus pour exposer leur matériel, aux côtés de 52 ministres de la Défense et 13 ministres de la Sécurité invités. Lors de son discours, le Général Diarra a qualifié d’« exemplaire » la réponse des FAMa face aux groupes armés. Une déclaration officielle, à mettre en perspective avec les faits survenus quelques jours plus tôt.
Cinq jours plus tôt, l’une des pires embuscades en quinze ans
Le 18 juillet, un convoi parti d’Anéfis vers Gao est tombé dans une embuscade tendue par le JNIM et le Front de libération de l’Azawad (FLA). Une cinquantaine de soldats maliens ont été tués, l’un des bilans les plus lourds enregistrés en quinze ans. Dix-huit militaires désarmés, faits prisonniers après s’être rendus, ont ensuite été sommairement exécutés, selon des images diffusées par le JNIM lui-même. Le 23 juillet, le jour même où Bamako présentait son salon défense, le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme réclamait une enquête indépendante sur ces exécutions. Le FLA affirme détenir aujourd’hui entre 200 et 250 militaires maliens capturés.
Un salon peut-il vendre une sécurité que le terrain dément le même jour ?
F. Kouadio
Cap’Ivoire Info / @CapIvoire_Info






